{"id":144,"date":"2012-10-30T01:32:54","date_gmt":"2012-10-30T01:32:54","guid":{"rendered":"http:\/\/francontraste.is-great.net\/?page_id=144"},"modified":"2022-09-19T10:53:15","modified_gmt":"2022-09-19T10:53:15","slug":"section-linguistique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/?page_id=144","title":{"rendered":"Recueil des r\u00e9sum\u00e9s &#8211; Section Sciences du langage"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/wp-content\/uploads\/2013\/04\/Recueil-des-r\u00e9sum\u00e9s.pdf\" rel=\"noopener\"><span style=\"font-size: 14px;\"><strong>Recueil des r\u00e9sum\u00e9s<\/strong><\/span><\/a> <span style=\"font-size: 10px;\">( Pdf 700 KB )<\/span> <img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone\" style=\"margin-top: -10px; margin-bottom: -10px;\" title=\"pdficn\" src=\"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/pdficn.jpg\" alt=\"\" width=\"29\" height=\"30\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\">S\u00e9verine ADAM<\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 Paris-Sorbonne, France<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong><em>\u00ab Je crois qu\u2019il est important de le souligner. \u00bb <\/em><\/strong><strong>Formes et fonctions du cadrage subjectif explicite des \u00e9nonc\u00e9s en fran\u00e7ais \u2013 une sp\u00e9cificit\u00e9 par rapport \u00e0 l\u2019allemand ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre expos\u00e9 mettra en lumi\u00e8re un proc\u00e9d\u00e9 que nous voudrions appeler le <em>cadrage subjectif des \u00e9nonc\u00e9s<\/em>, proc\u00e9d\u00e9 qui donne lieu \u00e0 un type aussi fr\u00e9quent que vari\u00e9 d\u2019ouvertures d\u2019\u00e9nonc\u00e9s, et qui se manifeste entre nombre autres \u00e0 travers des structures en apparence aussi h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes que <em>Il est imp\u00e9ratif de\u2026 <\/em>ou <em>Heureusement que\u2026 <\/em>ou encore <em>Je (ne) crois (pas) que\u2026 <\/em>Nous reviendrons dans la partie liminaire de notre contribution sur le choix de l\u2019expression <em>cadrage subjectif<\/em>, que nous d\u00e9finirons en la distinguant quelque peu du concept de <em>cadrage \u00e9nonciatif<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si ce ph\u00e9nom\u00e8ne retient notre attention, c\u2019est tout d\u2019abord pr\u00e9cis\u00e9ment en raison des multiples formes qu\u2019il est susceptible de prendre et dont nous dresserons un inventaire, sinon exhaustif, du moins r\u00e9v\u00e9lateur de la productivit\u00e9 et de la polyvalence du proc\u00e9d\u00e9, qui donne m\u00eame parfois lieu \u00e0 des structures pragmaticalis\u00e9es. Nous nous pencherons ensuite sur les fonctions de ce cadrage subjectif explicite, qui peut certes \u00eatre mis en \u0153uvre \u00e0 des fins purement informatives, mais sert le plus souvent des objectifs pragmatiques ou rh\u00e9toriques. Nous montrerons sur la base d\u2019une comparaison avec l\u2019allemand que ce proc\u00e9d\u00e9, par sa fr\u00e9quence et la vari\u00e9t\u00e9 des formes qui en d\u00e9coulent, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme caract\u00e9ristique du fran\u00e7ais ; il illustre \u00e0 lui seul quatre tendances particuli\u00e8rement marqu\u00e9es de cette langue, qui la distinguent d\u2019idiomes tels que l\u2019allemand: le renvoi explicite \u00e0 la source \u00e9nonciative, la pr\u00e9dilection pour les tours verbaux, la tendance int\u00e9grative et la lin\u00e9arit\u00e9 fondamentale du processus de d\u00e9codage.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Satenik BAGDASAROVA <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis, \u00c9cole Doctorale \u00abPratiques et th\u00e9ories du sens\u00bb, France<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Bilinguisme et d\u00e9doublement du sujet<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette proposition de communication a pour objectif d&#8217;aborder la question de l&#8217;activit\u00e9 du sujet dans le langage \u00e0 partir de la question du bilinguisme. Nous prendrons pour point de d\u00e9part l&#8217;ouvrage de Claude Esteban, <em>Le partage des mots<\/em>, publi\u00e9 en 1990 aux \u00c9ditions Gallimard. L&#8217;int\u00e9r\u00eat de cet essai critique, \u00e9crit par un \u00e9crivain \u00e0 la fois po\u00e8te et un traducteur et \u00e9lev\u00e9 d\u00e8s l&#8217;enfance dans un milieu franco-espagnol, r\u00e9side dans le questionnement port\u00e9 sur l&#8217;aspect mental du ph\u00e9nom\u00e8ne. S&#8217;\u00e9loignant d&#8217;embl\u00e9e des positions pragmatiques, pour lesquelles la ma\u00eetrise native de deux langues ne peut \u00eatre qu&#8217;un atout, Esteban pense le bilinguisme en termes de dichotomie intellectuelle, de d\u00e9doublement du sujet. Ce qui r\u00e9sulte de la divergence des idiomes, v\u00e9hiculant chacun son mode interpr\u00e9tatif du r\u00e9el.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019analyse du travail d&#8217;Esteban nous am\u00e8nera \u00e0 nous interroger sur les mani\u00e8res possibles de th\u00e9orisation du bilinguisme. Ce qui revient \u00e0 questionner les diff\u00e9rentes conceptions du langage : si la dimension mentale du bilinguisme semble \u00eatre difficilement abordable \u00e0 partir des approches m\u00e9taphysiques du langage, jusqu&#8217;\u00e0 faire vaciller le principe m\u00eame de leur fonctionnement \u2013 l&#8217;ad\u00e9quation transparente des syst\u00e8mes de signes au r\u00e9el -, elle se probl\u00e9matise dans le champ de la pens\u00e9e historique du langage. Il s&#8217;agira tout particuli\u00e8rement d&#8217;\u00e9tudier la lign\u00e9e Humboldt &#8211; Saussure &#8211; Benveniste, en montrant en quoi elle constitue un corpus linguistique de base pour toute approche anthropologique du bilinguisme.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Samir BAJRI\u0106 <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Bourgogne, France<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Dubravka SAULAN<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 Paris-Sorbonne (Paris IV), France<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Insultes et subjectivit\u00e9 : s\u00e9mantique et s\u00e9miologie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Partant de l\u2019hypoth\u00e8se que le langage est une possibilit\u00e9 de la subjectivit\u00e9 (Benveniste), voire la possibilit\u00e9 du sujet parlant de se positionner en tant que sujet, nous aborderons ici l\u2019analyse du champ des insultes d\u2019un point de vue s\u00e9miologique et\/ou s\u00e9mantique en comparant leurs formes et contenus en fran\u00e7ais et en croate. Si le langage est un mode d\u2019\u00eatre dans l\u2019\u00eatre (Ric\u0153ur), c\u2019est qu\u2019un premier degr\u00e9 de subjectivit\u00e9 rel\u00e8ve du fait qu\u2019une langue sans expression de la personne ne se con\u00e7oit pas (Benveniste). Force est de constater que le ph\u00e9nom\u00e8ne de la subjectivit\u00e9 ne s\u2019ach\u00e8ve pas \u00e0 ce point pr\u00e9cis. Son deuxi\u00e8me degr\u00e9 renvoie \u00e0 la subjectivit\u00e9 affective organisant le discours en termes de jugement de valeur, d\u2019adh\u00e9sion ou de rejet de la part du sujet (Kerbrat-Orrechioni). C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 ce niveau que nous analyserons les insultes et\/ou les injures, \u00e9l\u00e9ments des mont\u00e9es en tension verbalis\u00e9es. Ces derni\u00e8res \u00e9tant linguistiquement identifiables dans leur forme, il nous sera indispensable de les traiter d\u2019un point de vue s\u00e9miologique, en tant que signes (linguistiques), mais \u00e9galement dans le prisme de la cognition afin de mieux comprendre comment elles servent \u00e0 viser l\u2019autre \u00e0 travers une subjectivit\u00e9 partag\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En comparant, \u00e0 titre d\u2019exemple, les \u00e9nonc\u00e9s <em>Tu m\u2019emmerdes ! <\/em> et <em>Je t\u2019emmerde !<\/em>, nous constaterons que bien qu\u2019il soit cantonn\u00e9 dans le domaine du \u00ab territoire du moi \u00bb (Goffman), l\u2019\u00e9cart s\u00e9parant les deux \u00e9nonc\u00e9s oscille, si t\u00e9nu soit-il, entre deux valeurs interpr\u00e9tatives que l\u2019on ne saurait mettre sur le m\u00eame plan axiologique. Un constat similaire sera observ\u00e9 dans le corpus offert par les insultes en croate. Une \u00e9lasticit\u00e9 axiologique produit des effets interpr\u00e9tatifs nuanc\u00e9s : <em>Jebem ti mater ! <\/em>(litt. \u00ab Je baise ta m\u00e8re ! \u00bb ; \u00e9quivalence axiologique de \u00ab Je t\u2019emmerde \u00bb) et *<em>Jebe\u0161 mi mater !<\/em> (litt. \u00ab Tu baises ma m\u00e8re ! \u00bb). Le second \u00e9nonc\u00e9, pourtant syntaxiquement inattaquable, s\u2019av\u00e8re non seulement parfaitement incongru en s\u00e9mantique discursive, mais aussi axiologiquement non-interpr\u00e9table. En effet, et pour reprendre les termes de Jakobson, le code ne pr\u00e9voit pas de combinatoire interpr\u00e9tative allant du destinataire au destinateur. En revanche, une expansion phrastique redonne \u00e0 l\u2019insulte son acceptabilit\u00e9 : <em>Jebe\u0161 mi mater ako ti la\u017eem ! <\/em>(litt. \u00ab Tu baises ma m\u00e8re si je te mens ! \u00bb). Entre 1) <em>Jebem ti mater ! <\/em>; 2) *<em>Jebe\u0161 mi mater !<\/em> et 3) <em>Jebe\u0161 mi mater ako ti la\u017eem !<\/em> il n\u2019y a qu\u2019une diff\u00e9rence axiologique. Le premier est axiologiquement tr\u00e8s marqu\u00e9. Le deuxi\u00e8me n\u2019est pas attest\u00e9, dans la mesure o\u00f9 il n\u2019est pas injurieux. Enfin, le troisi\u00e8me est axiologiquement att\u00e9nu\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019il gravite entre \u00ab injure personnelle \u00bb et \u00ab insulte rituelle \u00bb (Adam).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi les insultes deviennent-elles des axiologiques infiniment vari\u00e9s et continuellement assujettis \u00e0 l\u2019ensemble des crit\u00e8res qui d\u00e9terminent la communication (pragmatiques, s\u00e9mantiques, s\u00e9miologiques et autres.), tous relevant de la subjectivit\u00e9 (langagi\u00e8re).<br class=\"none\"><!--nextpage--><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Amir BIGLARI<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 du Luxembourg<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>S\u00e9miotique de l\u2019affectivit\u00e9 : th\u00e9orie et pratique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La s\u00e9miotique de l\u2019Ecole de Paris, fond\u00e9e par Algirdas Julien Greimas, propose une th\u00e9orie originale et efficace pour la prise en charge de l\u2019affectivit\u00e9 dans le discours, quel qu\u2019en soit le type, et quel que soit le langage \u00e0 travers lequel il se manifeste (verbal, visuel, gestuel, etc.). D\u2019une part, elle d\u00e9finit des codes (= des entr\u00e9es) qui permettent d\u2019\u00e9tudier les passions sous un nouvel angle : codes figuratifs, codes modaux, codes somatiques, codes perspectifs, codes actantiels, etc. ; d\u2019autre part, elle d\u00e9finit le parcours canonique passionnel, soit un syntagme qui r\u00e9v\u00e8le les \u00ab \u00e9tapes \u00bb parcourues dans la manifestation de chaque passion. Il est \u00e0 noter qu\u2019il ne s\u2019agit point d\u2019une th\u00e9orie passe-partout qui s\u2019applique m\u00e9caniquement aux discours, mais d\u2019une th\u00e9orie qui doit \u00eatre mise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des discours, c\u2019est-\u00e0-dire que chaque discours convoque tel ou tel code passionnel, active\/d\u00e9sactive telle ou telle \u00e9tape du parcours canonique, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cette communication, nous envisageons pr\u00e9cis\u00e9ment de : (i) faire une br\u00e8ve pr\u00e9sentation de la s\u00e9miotique de l\u2019Ecole de Paris et de ses principes, (ii) exposer la th\u00e9orie de la s\u00e9miotique des passions (de l\u2019affectivit\u00e9), (iii) montrer la mani\u00e8re dont elle intervient pour l\u2019analyse des discours concrets ; dans cette perspective, nous aborderons deux types de discours diff\u00e9rents, le discours litt\u00e9raire et le discours politique : la po\u00e9sie de Victor Hugo et la campagne \u00e9lectorale de 2012 en France.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Gorana BIKI\u0106-CARI\u0106<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zagreb, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>L&#8217;aspect verbal et l&#8217;expression de la subjectivit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cet article nous voudrions nous pencher sur la question de l&#8217;expression de la subjectivit\u00e9 dans le domaine de l&#8217;aspect verbal en fran\u00e7ais et en croate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si l&#8217;aspect verbal est, surtout, un moyen d&#8217;exprimer l&#8217;accomplissement ou le non-accomplissement d&#8217;une action, nous croyons qu&#8217;il ne faut pas n\u00e9gliger la subjectivit\u00e9 qui peut se discerner dans certaines formes des verbes perfectifs et imperfectifs. Entre autres, ces verbes peuvent d\u00e9signer une action d&#8217;intensit\u00e9 inf\u00e9rieure \u00e0 celle d&#8217;une action habituelle (verbes diminutifs \u2013 <em>grickati, gricnuti \/grignoter<\/em>), une action d&#8217;intensit\u00e9 sup\u00e9rieure (verbes augmentatifs \u2013 <em>prejesti se, prejedati se \/ trop manger, avoir trop mang\u00e9<\/em>), une action qui surpasse une autre action (verbes majoratifs \u2013 <em>nadvikati, nadvikivati \/ crier plus fort que quelqu&#8217;un d&#8217;autre<\/em>), une action de grande intensit\u00e9 qui atteint son sommet (verbes intensifs \u2013 <em>razveseliti se, razveseljavati se \/ sentir une grande joie<\/em>), une action qui suffit au sujet (verbes satifs \u2013 <em>najesti se, najedati se \/ manger \u00e0 volont\u00e9<\/em>), une action \u00e0 connotation p\u00e9jorative (verbes p\u00e9joratifs \u2013 <em>piskarati \/ \u00e9crivailler<\/em>) etc. Si nous comparons l&#8217;expression de ces sens en fran\u00e7ais et en croate, il est ais\u00e9 de remarquer que, tr\u00e8s souvent, \u00e0 l&#8217;infinitif croate correspond une p\u00e9riphrase en fran\u00e7ais. C&#8217;est pourquoi nous nous concentrerons aussi sur la comparaison entre l&#8217;infinitif croate et ses \u00e9quivalents fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous illustrerons nos propos \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;exemples tir\u00e9s d&#8217;un roman croate et de sa traduction en fran\u00e7ais.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Georgiana BURBEA<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 <em>Transilvania<\/em> de Brasov, Roumanie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Engagement affectif du locuteur : le cas des forums de discussion<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019article portera sur l\u2019analyse du lexique des sentiments dans deux langues mises en contraste : le fran\u00e7ais et le roumain. Nous allons examiner des diff\u00e9rentes cat\u00e9gories grammaticales (noms, verbes, adjectifs) exprimant un sentiment, tel que col\u00e8re, enthousiasme, bonheur, joie, tristesse, d\u00e9ception, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il sera plut\u00f4t question dans cette \u00e9tude des particularit\u00e9s d\u2019ordre lexical, particularit\u00e9s issues de la grande vari\u00e9t\u00e9 qu\u2019on retrouve au niveau de ce lexique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019analyse de la notion d\u2019affectivit\u00e9, dans le sens d\u2019expression des sentiments et des \u00e9motions, sera appliqu\u00e9e \u00e0 un type particulier de conversation, \u00e0 savoir le forum de discussion. Le choix du corpus trouve l\u2019explication dans les sp\u00e9cificit\u00e9s du forum de discussion, s\u2019agissant tout d\u2019abord d\u2019un type particulier de conversation, un espace de libert\u00e9 langagi\u00e8re. En effet, les locuteurs ne se connaissant pas entre eux, ils ne se sentent pas contraints, d\u2019o\u00f9 la grande diversit\u00e9 des moyens d\u2019exprimer leurs sentiments envers tel ou tel probl\u00e8me. Par cons\u00e9quent, il s\u2019agit des conversations \u00ab pures \u00bb, non-alt\u00e9r\u00e9s par d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur desquelles les individus ont plus de courge de \u00ab parler \u00bb ouvertement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gr\u00e2ce \u00e0 cette libert\u00e9 d\u2019expression des internautes, ce type de textes abonde en subjectivit\u00e9, au c\u0153ur de laquelle nous allons analyser les moyens d\u2019expressions de l\u2019affectivit\u00e9 des deux langues prises en consid\u00e9ration, car c\u2019est justement cette diversit\u00e9 des moyens qui pose des probl\u00e8mes lors d\u2019un transfert d\u2019une langue \u00e0 une autre.<br class=\"none\"><!--nextpage--><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Vjekoslav \u0106OSI\u0106<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zadar, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Acte d&#8217;\u00e9nonciation et la &#8220;dichotomie&#8221; langue\/discours<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On est habitu\u00e9 \u00e0 consid\u00e9r\u00e9 la langue et le discours comme une dichotomie (oposition) plut\u00f4t qu&#8217;un int\u00e9gral. Dans la pr\u00e9sente communication on les prend comme point de d\u00e9part et point d&#8217;aboutissement de l&#8217;op\u00e9ration (m\u00e9diatrice) d&#8217;\u00e9nonciation avec le sujet parlant (\u00e9nonciateur) comme acteur incontournable, l&#8217;op\u00e9ration en question se passant en lui et par lui. Cela met au centre d&#8217;int\u00e9r\u00eat la personne humaine (c\u00f4t\u00e9 anthropologique) et la personne grammaticale (c\u00f4t\u00e9 linguistique), \u00e0 quoi on ajoute la question du temps op\u00e9ratif n\u00e9cessaire au d\u00e9roulement de l&#8217;op\u00e9ration. La probl\u00e9matique se r\u00e9duit en effet au passage de la langue au discours, processus connu sous des termes comme actualisation, effection, acte d&#8217;\u00e9nonciation, op\u00e9ration d&#8217;\u00e9nonciation, etc. On passe en revue diff\u00e9rentes th\u00e9ories et points de vue des auteurs fran\u00e7ais (Saussure, Bally, Guillaume, Valin, Benveniste, Joly, Culioli) avec illustrations empruntes au fran\u00e7ais et au croate.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Darja DAMI\u0106 BOHA\u010c<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zagreb, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>La transformation emphatique appliqu\u00e9e \u00e0 l&#8217;identification des compl\u00e9ments du verbe en fran\u00e7ais et ses limites<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette contribution, portant sur la transformation emphatique, pr\u00e9sentera les proc\u00e9d\u00e9s de dislocation qui, appliqu\u00e9s aux constituants du groupe verbal, contribuent \u00e0 l&#8217;identification des diff\u00e9rents types de rection verbale ainsi qu&#8217;\u00e0 l&#8217;identification des difficult\u00e9s relatives \u00e0 la d\u00e9limitation des compl\u00e9ments essentiels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la diff\u00e9rence des compl\u00e9ments d&#8217;objet direct en pr\u00e9sence desquels la dislocation de l&#8217;\u00e9l\u00e9ment lexical confirme la fonction par la reprise pronominale (<em>Tamara, Martin l&#8217;aime bien. Martin l&#8217;aime bien, Tamara<\/em>), la dislocation des compl\u00e9ments datifs et de certains compl\u00e9ments non datifs se fait soit avec effacement de la pr\u00e9position et avec reprise par le pronom conjoint (<em>Son fr\u00e8re, elle lui donne tout. Cette histoire, on n`en parlera plus<\/em>), soit avec la pr\u00e9position mais sans reprise pronominale de l&#8217;\u00e9l\u00e9ment r\u00e9gi (<em>A son fr\u00e8re, elle donne tout. De cette histoire, on ne parlera plus<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la dislocation \u00e0 droite du verbe, la construction pr\u00e9positionnelle de l&#8217;\u00e9l\u00e9ment r\u00e9gi est r\u00e9tablie avec annonce du pronom qui assure sa fonction (<em>Elle lui donne tout, \u00e0 son fr\u00e8re. On n`en parlera plus, de cette histoire<\/em>). La dislocation des compl\u00e9ments d&#8217;objet indirect pronominalis\u00e9s par le pronom disjoint soul\u00e8ve des questions concernant les possibilit\u00e9s de dislocation \u00e0 droite, alors que la dislocation \u00e0 gauche se fait soit avec effacement de la pr\u00e9position du compl\u00e9ment qui est restitu\u00e9e devant le pronom disjoint (<em>Son fr\u00e8re, elle pense toujours \u00e0 lui<\/em>), soit en r\u00e9tablissant la construction pr\u00e9positionnelle de l`\u00e9l\u00e9ment d\u00e9tach\u00e9 (A s<em>on fr\u00e8re, elle pense toujours<\/em>).<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\">Mirta DESNICA<\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 Paris-Est, France<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zagreb, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Imitation, mim\u00e9tisme, mimisme. De l\u2019expressivit\u00e9 des \u00e9nonc\u00e9s <em>fashion<\/em> dans la presse fran\u00e7aise<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En d\u00e9crochage avec le reste du texte sur le plan s\u00e9miotique (changement de code), morpho-syntaxique (\u00e9nonc\u00e9s averbaux), s\u00e9mantique (expression de l\u2019appr\u00e9ciation, des \u00e9motions) et \u00e9nonciatifs (polyphonie, dialogisme, intertextualit\u00e9), les \u00e9nonc\u00e9s <em>fashion<\/em> sont dot\u00e9s d\u2019une grande expressivit\u00e9 que nous nous proposons de d\u00e9crire en termes d\u2019imitation, de mim\u00e9tisme et de mimisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L\u2019imitation<\/em> sous-entend l\u2019existence d\u2019un mod\u00e8le que l\u2019on imite, dont on adopte la fa\u00e7on de faire, la fa\u00e7on de dire. Nombre d\u2019\u00e9nonc\u00e9s <em>fashion<\/em> sont ainsi l\u2019imitation de la r\u00e9action qu\u2019un locuteur anglophone pourrait avoir dans une situation donn\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Terme emprunt\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9thologie, le <em>mim\u00e9tisme<\/em> d\u00e9signe le fait de reproduire les formes et les attitudes du milieu ambiant. On ponctue ainsi son discours d\u2019un \u00e9nonc\u00e9 embl\u00e9matique du locuteur ou de la collectivit\u00e9 en question pour montrer que l\u2019on est au plus pr\u00e8s de ce dont on parle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, le <em>mimisme<\/em> n\u2019est pas \u00e0 entendre seulement en rapport avec le verbe \u00ab mimer \u00bb, au sens de repr\u00e9senter au moyen de gestes, de mimiques, etc. (par exemple, on <em>imite<\/em> quelqu\u2019un, mais on peut <em>mimer<\/em> la joie, la col\u00e8re etc.). Nous faisons l\u00e0 r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la notion de mimisme dans l\u2019anthropologie linguistique de Marcel Jousse selon qui l\u2019origine de la parole est dans le rejeu du r\u00e9el. Au lieu d\u2019\u00eatre exprim\u00e9e de mani\u00e8re analytique, une id\u00e9e peut ainsi \u00eatre jou\u00e9e, mim\u00e9e au moyen d\u2019un \u00e9nonc\u00e9 <em>fashion<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Appuy\u00e9e sur un corpus d\u2019\u00e9nonc\u00e9s <em>fashion<\/em> constitu\u00e9 en d\u00e9pouillant une trentaine de magazines f\u00e9minins et d\u2019information g\u00e9n\u00e9rale, notre \u00e9tude met en lumi\u00e8re une forme particuli\u00e8re d\u2019expression de l\u2019affectivit\u00e9 et de la subjectivit\u00e9 dans le discours de la presse fran\u00e7aise contemporaine.<br class=\"none\"><!--nextpage--><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Kouakou Kouman FODJO<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ecole normale superieure (E.N.S.) Abidjan-Cocody, C\u00f4te d\u2019Ivoire<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Affectivit\u00e9 et subjectivit\u00e9 dans la presse \u00e9crite ivoirienne<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reproduire et\/ou mettre en sc\u00e8ne les paroles d\u2019autrui sont des strat\u00e9gies discursives fr\u00e9quentes dans l\u2019\u00e9crit de presse. Toutefois, le journaliste doit rester conforme aux r\u00e8gles doxiques de cet \u00e9crit : \u00ab <em>faire savoir, informer<\/em> \u00bb. Pour y arriver, ce dernier utilise des proc\u00e9d\u00e9s qui visent \u00e0 restituer le \u00ab <em>d\u00e9j\u00e0 dit<\/em> \u00bb objectivement. Cela passe par des mani\u00e8res de rapporter qui exigent l\u2019\u00ab <em>effacement<\/em> \u00bb du journaliste pour \u00ab <em>rendre plus pr\u00e9sent<\/em> \u00bb l\u2019\u00e9nonciateur cit\u00e9 et \u00ab <em>l\u00e9gitiment<\/em> \u00bb l\u2019objectivit\u00e9 et sa cr\u00e9dibilit\u00e9 tout \u00e0 la fois. Mais, face \u00e0 la difficult\u00e9 \u00e0 s\u00e9parer la part r\u00e9f\u00e9rentielle de la s\u00e9mantique de ses dimensions pragmatiques et argumentatives, et l\u2019omnipr\u00e9sence des subjectivit\u00e9s \u00e9nonciative et intersubjective \u00e0 toute strat\u00e9gie discursive, nous nous interrogeons sur l\u2019\u00ab <em>absence<\/em> \u00bb du journaliste, ou la \u00ab <em>pr\u00e9sence<\/em> \u00bb de l\u2019\u00e9nonciateur cit\u00e9. Autrement dit, l\u2019\u00e9crit de presse peut-il \u00eatre essentiellement objectif ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fortement inspir\u00e9e par les travaux de Charaudeau, Ducrot, Maingueneau, Koren, Authier, Rabatel \u2026, notre analyse a pour cadre de r\u00e9f\u00e9rence la linguistique des discours et de l\u2019\u00e9nonciation. Elle s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la mat\u00e9rialit\u00e9 de l\u2019 \u00ab <em>absence<\/em> \u00bb du journaliste ou de la \u00ab <em>pr\u00e9sence<\/em> \u00bb de l\u2019\u00e9nonciateur cit\u00e9. Elle analysera en outre le sens et les facettes des processus de construction de l\u2019\u00e9crit de presse. Il s\u2019agira par ailleurs d\u2019identifier les diff\u00e9rentes facettes du \u00ab dit \u00bb de presse \u00e0 travers sa conceptualisation \u00e0 partir des \u00e9nonc\u00e9s.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Ivana FRANI\u0106<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zagreb, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Entre mots et phrases : phrasillons affectifs en fran\u00e7ais et en croate<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9sente contribution s\u2019efforcera de questionner le statut des mots-phrases ou phrasillons suivant les postulats de la th\u00e9orie syntaxique tesni\u00e9rienne. Dans un premier temps on pr\u00e9sentera un aper\u00e7u des travaux dans le domaine portant sur ce sujet, afin de pouvoir proposer, dans un deuxi\u00e8me temps, une analyse contrastive fran\u00e7ais-croate du statut et de l\u2019emploi des phrasillons affectifs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les mots-phrases ou phrasillons sont des mots composites. Ils sont des \u00e9quivalents de phrases, ils sont structuralement inanalysables (Tesni\u00e8re) et correspondent aux interjections de la grammaire traditionnelle. Situ\u00e9s aux confins de la grammaire et du lexique (Porquier), les phrasillons ou<em> phrases \u00e0<\/em> <em>pr\u00e9dication impliqu\u00e9e <\/em>(Wilmet 1997), sont porteurs d\u2019un contenu s\u00e9mantique extr\u00eamement complexe et tr\u00e8s nuanc\u00e9. A la diff\u00e9rence des phrasillons logiques (<em>voici, voil\u00e0, oui, non<\/em>), les phrasillons affectifs expriment, \u00e0 des degr\u00e9s divers, l\u2019attitude du locuteur soit envers le monde extralinguistique soit envers un certain \u00e9l\u00e9ment de la situation d\u2019\u00e9nonciation. Les valeurs de trois cat\u00e9gories tesni\u00e9riennes de phrasillons affectifs (imp\u00e9ratifs : <em>s\u2019il vous pla\u00eet ! pst ! chut ! <\/em>; repr\u00e9sentatifs : <em>pif ! paf !<\/em> et impulsifs : <em>a\u00efe ! h\u00e9las ! ouais !<\/em>) sont difficiles \u00e0 identifier avec pr\u00e9cision, pour la simple raison que leur contenu s\u00e9mantique est \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9nonciation ou, \u00e0 en reprendre le passage de Bally \u00ab la valeur modale des interjections [\u2026] est alors d\u00e9termin\u00e9e par le contexte et l&#8217;intonation. \u00bb L&#8217;analyse recensera un r\u00e9pertoire repr\u00e9sentatif de phrasillons affectifs fran\u00e7ais et croates.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Tomislav FRLETA, Maja KUZMANI\u0106<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zadar, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Articles en croate : fait de la langue ou fait du style ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le travail propos\u00e9 examine les articles en croate \u00e0 la lumi\u00e8re de la psychosyst\u00e9matique du langage guillaumienne. \u00c0 travers l\u2019article occulte ou d\u2019autres formes d\u2019expression da la d\u00e9termination nominale qui, en croate, ne repose pas sur le nom seul, centre du syntagme nominal, mais plut\u00f4t sur l\u2019incidence de la phrase toute enti\u00e8re (Znika, 2004), jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9quivalent de l&#8217;article ind\u00e9fini (<em>jedan, neki<\/em>) ou d\u00e9fini (<em>taj, ovaj<\/em>), il est analys\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019article dans la langue croate comme \u00e9ventuelle partie de langue, et dont l\u2019existence (selon Sili\u0107, 2000 ; Markovi\u0107, 2002, Bajri\u0107, 2006 ; etc.) conduit in\u00e9vitablement \u00e0 s\u2019interroger s\u00e9rieusement sur la nomenclature existante des cat\u00e9gories grammaticales croates.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il semble que l\u2019article croate apparaisse encore pour des raisons stylistiques et il ne peut pas avoir le m\u00eame statut en tant que l\u2019article fran\u00e7ais car, en croate, il n\u2019est pas l\u2019\u00e9l\u00e9ment obligatoire d\u2019une phrase (par opposition du fran\u00e7ais o\u00f9 l\u2019article devient \u00ab accompagnateur \u00e9ternellement pr\u00e9sent \u00bb d\u2019un nom ; Bajri\u0107, 1997) et il ne respecte pas des r\u00e8gles d\u2019utilisation sp\u00e9ciales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette \u00e9tude b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un grand nombre d\u2019exemples du corpus choisi (les romans fran\u00e7ais et leurs traductions croates) gr\u00e2ce auxquels on tire la conclusion suivante : le croate n\u2019est pas d\u00e9pourvu de tout syst\u00e8me d\u2019article et l\u2019utilisation des certains \u00e9quivalents se d\u00e9roule pour des raisons stylistiques ou pour simple impact des langues \u00e9trang\u00e8res (en ce cas, du fran\u00e7ais, dot\u00e9e de cette cat\u00e9gorie linguistique) qui insensiblement changent notre vision lors de la traduction.<br class=\"none\"><!--nextpage--><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Roser GAUCHOLA<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universitat Aut\u00f2noma de Barcelona, Espagne<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Quand le sujet n\u2019est pas l\u2019agent &#8211; analyse contrastive du fran\u00e7ais et de l\u2019espagnol<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019analyse typologique fonctionnelle, dans le cadre de la <em>fonction de participation<\/em> (con\u00e7ue comme le rapport existant entre un <em>particip\u00e9<\/em> \u2013 le verbe \u2013 et ses <em>participants <\/em>\u2013 i.e. les satellites nominaux qui l\u2019accompagnent), a bien montr\u00e9 que la double identification {sujet = agent = th\u00e8me ; objet = patient = rh\u00e8me} constitue le sch\u00e9ma de la phrase prototypique (la plus naturelle et partant la moins marqu\u00e9e), il n\u2019en reste pas moins que, dans bon nombre de langues, certaines structures relevant de la <em>technique d\u2019orientation <\/em>(o\u00f9 sont regroup\u00e9s les ph\u00e9nom\u00e8nes ayant trait \u00e0 la voix), manifestent un ph\u00e9nom\u00e8ne, sinon universel du moins largement g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 : l\u2019effacement de l\u2019agentivit\u00e9, autrement dit, le processus par lequel, tout en gardant le sujet de la phrase, l\u2019agent impliqu\u00e9 dans le sch\u00e9ma de participation est estomp\u00e9, voire carr\u00e9ment omis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9sente contribution, fond\u00e9e sur une analyse contrastive fran\u00e7ais-espagnol, entend montrer que l\u2019effacement de l\u2019agentivit\u00e9 trouve son si\u00e8ge privil\u00e9gi\u00e9 dans les structures syntaxiques de la voix passive (dont la productivit\u00e9 varie largement d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre) \u2013 voire dans les expressions lexico-syntaxiques diath\u00e9tiques \u2013, mais qu\u2019il existe \u00e9galement des manifestations de nature morphologique de l\u2019effacement de l\u2019agentivit\u00e9 sur lesquelles on ne saurait faire l\u2019impasse dans une approche holistique et translinguistique du ph\u00e9nom\u00e8ne. Dans cette contribution, nous nous proposons \u00e9galement de d\u00e9gager les implications didactiques et p\u00e9dagogiques de cette approche dans l\u2019enseignement-apprentissage de l\u2019espagnol langue \u00e9trang\u00e8re par des francophones et du fran\u00e7ais par des hispanophones.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\">Sana HAMMOUDA LAATIRI<\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Facult\u00e9 des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse, Tunisie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Degr\u00e9s d\u2019objectivit\u00e9<\/strong> <strong>et de subjectivit\u00e9 des adjectifs locatifs<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les adjectifs peuvent \u00eatre <em>objectifs<\/em> ou <em>subjectifs<\/em> si nous nous r\u00e9f\u00e9rons \u00e0 la classification propos\u00e9e par Kerbrat-Orecchioni (1980). Ils sont dits <em>objectifs<\/em> quand ils sont neutres et d\u00e9finissent les propri\u00e9t\u00e9s objectives d\u2019une classe. C\u2019est le cas par exemple des <em>adjectifs<\/em> <em>locatifs<\/em> (Gross (1996)) qui r\u00e9f\u00e8rent au lieu de la situation et sont utilis\u00e9s \u00ab lorsqu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9crire exhaustivement et <em>objectivement<\/em> une entit\u00e9 \u00bb (Vandeloise (2004, p. 17)) :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1) <em>L\u2019\u00e9tag\u00e8re se trouve dans la <span style=\"text-decoration: underline;\">partie<\/span> <strong>sup\u00e9rieure<\/strong> du meuble<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(2) <em>Je me roulais en boule contre le <span style=\"text-decoration: underline;\">mur<\/span> <strong>ext\u00e9rieur<\/strong> de la maison<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(Angot, Ch. (2006), <em>Rendez-vous<\/em>, p. 307)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais nous avons constat\u00e9, suite aux remarques de plusieurs linguistes (Borillo (1988), Kerbrat-Orecchioni (1980)), que ce type d\u2019adjectifs peut avoir un <em>emploi<\/em> <em>subjectif<\/em> dans des contextes pr\u00e9cis (linguistiques et extra-linguistiques) surtout lorsqu\u2019ils rel\u00e8vent \u00ab de la vision que l\u2019\u00eatre humain, et plus encore le locuteur dans sa situation particuli\u00e8re d\u2019\u00e9nonciation, peut avoir des objets dont il parle et de l\u2019espace qu\u2019ils occupent par rapport \u00e0 lui-m\u00eame et \u00e0 sa propre position \u00bb (Borillo (1988, p. 15)) ; dans ce cas, ils appartiennent \u00e0 la classe des <em>adjectifs<\/em> <em>\u00e9valuatifs<\/em> <em>non<\/em> <em>axiologiques<\/em> (Kerbrat-Orecchioni (1980)). Ces adjectifs peuvent avoir donc des <em>emplois<\/em> <em>objectifs<\/em> et des <em>emplois<\/em> <em>subjectifs<\/em>. Nous pouvons ainsi les classer sur une \u00e9chelle des degr\u00e9s d\u2019objectivit\u00e9 et des degr\u00e9s de subjectivit\u00e9 puisqu\u2019ils sont <em>graduels<\/em> dans le sens o\u00f9 ils constituent un <em>continuum<\/em> entre l\u2019axe d\u2019objectivit\u00e9 et de subjectivit\u00e9 des adjectifs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous proposons, dans cette recherche, d\u2019\u00e9tudier ces adjectifs sur les plans morphologique, syntaxique et s\u00e9mantico-pragmatique afin de d\u00e9montrer que l\u2019adjectif de localisation n\u2019est ni objectif, ni subjectif, mais poss\u00e8de diff\u00e9rents degr\u00e9s d\u2019objectivit\u00e9 et diff\u00e9rents degr\u00e9s de subjectivit\u00e9.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Albina KUNIKEEVA<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 \u00c5bo Akademi, Finlande<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Des locutions compos\u00e9es avec les syntagmes \u00ab \u00e2me \u00bb et \u00ab esprit \u00bb en fran\u00e7ais et en russe &#8211; Petite introduction \u00e0 la personnalit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La conception de l\u2019\u00e2me est au fondement de toute culture. Ainsi, au cours des si\u00e8cles, philosophes et psychologues ont tent\u00e9 de circonscrire une id\u00e9e bien peu concr\u00e8te, cherchant \u00e0 comprendre ce qui anime le vivant, principe alors m\u00eame d\u2019immortalit\u00e9. Aujourd\u2019hui, dans nos soci\u00e9t\u00e9s marqu\u00e9es par le mat\u00e9rialisme et les succ\u00e8s des sciences et des techniques, l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00ab \u00e2me \u00bb appara\u00eet comme d\u00e9mod\u00e9e. Pourtant, le monde des sentiments, des \u00e9motions, des humeurs et des \u00e9motions restent encore rattach\u00e9 anthropologiquement et linguistiquement au syntagme d\u2019\u00ab \u00e2me \u00bb. En russe, les sentiments et les \u00e9motions rel\u00e8vent d\u2019un \u00e9tat d\u2019\u00ab esprit \u00bb li\u00e9 au terme m\u00eame de \u0434\u0443\u0448\u0430 (\u00e2me). En revanche, le fran\u00e7ais tend depuis le Si\u00e8cle des Lumi\u00e8res \u00e0 pr\u00e9f\u00e9rer l\u2019usage du mot d\u2019\u00ab esprit \u00bb, l\u00e0 o\u00f9 le russe emploie plut\u00f4t celui de \u0434\u0443\u0448\u0430 (\u00e2me). Or ces exp\u00e9riences sont justement consid\u00e9r\u00e9es comme \u00ab spirituelles \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelles sont les usages du terme d\u2019\u00e2me\/esprit en fran\u00e7ais et \u0434\u0443\u0448\u0430\/\u0434\u0443\u0445 en russe et comment t\u00e9moignent-ils d\u2019une communaut\u00e9 d\u2019esprit et des divergences entre locuteurs latins et slaves ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans chaque langue, il existe de nombreuses expressions employant le terme d\u2019\u00ab \u00e2me \u00bb, renvoyant \u00e0 diverses exp\u00e9riences selon les cultures, notamment en fonction des confessions, tant orthodoxe que catholique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les emplois des termes, en fran\u00e7ais et en russe, se recoupent parfois et se distinguent \u00e9galement. Ils expriment diff\u00e9rentes cat\u00e9gories s\u00e9mantiques divis\u00e9es en groupes verbaux. En fran\u00e7ais et en russe, l\u2019\u00e2me (se) manifeste (dans) certains sentiments et \u00e9motions (positives ou n\u00e9gatives), dans des actions (positives ou n\u00e9gatives), et dans des caract\u00e9ristiques de la personne et personnalit\u00e9 etc. ; l\u2019esprit t\u00e9moigne plut\u00f4t en faveur de r\u00e8gles, de principes, de syst\u00e8mes de repr\u00e9sentation, comme pour l\u2019<em>Esprit des Lois<\/em> de Montesquieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mythologies, religiosit\u00e9, arts usent de ces repr\u00e9sentations de l\u2019\u00e2me et de l\u2019esprit de sorte que la langue refl\u00e8te alors la culture populaire de ses usagers. Notre contribution met l\u2019emphase sur l\u2019\u00e9tude contrastive entre l&#8217;usage des locutions russes et fran\u00e7aises employant les termes d\u2019 \u00ab \u00e2me \u00bb et d\u2019\u00ab esprit \u00bb.<br class=\"none\"><!--nextpage--><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Elisabeth MICHE<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universitat Pompeu Fabra, Barcelona<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Le marqueur de subjectivit\u00e9: <em>sans doute<\/em> et ses \u00e9quivalents en espagnol<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En linguistique, la locution adverbiale <em>sans doute<\/em> appartient \u00e0 la cat\u00e9gorie des adverbes \u00e9pist\u00e9miques qui se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l\u2019opinion et \u00e0 l\u2019attitude du sujet parlant (le modus) vis-\u00e0-vis de ce qu\u2019il dit (le dictum). Autrement dit, c\u2019est la cat\u00e9gorie grammaticale et s\u00e9mantique qui s\u2019occupe de l\u2019attitude et de l\u2019opinion du sujet sur la v\u00e9rit\u00e9 de ce qu\u2019il dit en termes de probabilit\u00e9 (cf. Gonz\u00e1lez V\u00e1zquez, 2006 : 19).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette locution nous semble int\u00e9ressante d\u2019analyser pour au moins deux raisons. Du point de vue de la traduction il est int\u00e9ressant de voir que deux formes semblables <em>sans doute<\/em> (fran\u00e7ais) et <em>sin duda<\/em> (espagnol) n\u2019ont pas le m\u00eame sens dans ces deux langues. Alors qu\u2019en fran\u00e7ais il exprime une plus ou moins grande <em>probabilit\u00e9<\/em> en fonction du contexte, en espagnol, ce marqueur exprime la <em>certitude<\/em> du sujet parlant vis-\u00e0-vis de la v\u00e9rit\u00e9 de ce qu\u2019il dit. Du point de vue de l\u2019information qu\u2019elles v\u00e9hiculent, ces locutions montrent l\u2019interaction qui existe entre l\u2019\u00e9pist\u00e9micit\u00e9, la subjectivit\u00e9 et l\u2019\u00e9videntialit\u00e9 (la source du savoir).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous d\u00e9crirons essentiellement les instructions s\u00e9mantiques et pragmatiques du marqueur fran\u00e7ais et le type de connaissance auquel il renvoie afin de le distinguer de <em>sin duda<\/em>. Notre corpus provient d\u2019internet et de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise. Tous les exemples analys\u00e9s sont authentiques. Afin d\u2019observer ses emplois, nous analyserons diff\u00e9rentes modalit\u00e9s du discours: affirmative, n\u00e9gative, interrogative, ainsi les structures monologales et dialogales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous partons du postulat une analyse purement logique se r\u00e9v\u00e8le inefficace pour expliquer les diff\u00e9rents usages de ces locutions. La valeur logico-s\u00e9mantique des modaux en passant par le sujet parlant se transforme en une op\u00e9ration \u00e9nonciative qui affecte l\u2019acte de langage. L\u2019aspect \u00e9nonciatif consiste en effets polyphoniques qui d\u00e9pendent de l\u2019\u00e9lection d\u2019un point de vue. Le sujet parlant juge comme certain, probable, s\u00fbr ou douteux les faits communiqu\u00e9s, apportant ainsi une force illocutoire \u00e0 son \u00e9nonc\u00e9 et jouant \u00e0 se distancier ou \u00e0 s\u2019associer avec les diff\u00e9rentes voix qu\u2019il convoque dans les \u00e9nonc\u00e9s moyennant chacune des marques modales.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\">B\u00e9reng\u00e8re MORICHEAU-AIRAUD<\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Pau et des Pays de l\u2019Adour, France<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Le style comme \u2018subjectivation\u2019<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par diff\u00e9rence avec une pr\u00e9sence discontinue de proc\u00e9d\u00e9s stylistiques, le style est reconnu d\u00e9sormais comme un syst\u00e8me englobant d\u2019o\u00f9 na\u00eet un sentiment de singularit\u00e9, et la notion d\u2019\u00e9nonciation s\u2019impose pour penser son articulation avec le plan de la langue : le style est l\u2019inscription de l\u2019\u00e9nonciation dans cette derni\u00e8re, en tant qu\u2019appropriation de cette langue \u00e0 disposition de tous, et en tant que r\u00e9sultant d\u2019un jeu avec l\u2019ensemble des d\u00e9terminations \u00e0 l\u2019\u0153uvre lors de toute \u00e9nonciation, au nombre desquelles se trouvent les h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9s constitutives du sujet de l\u2019\u00e9nonciation. Nous proposons le terme de \u00ab subjectivation \u00bb pour d\u00e9signer cette mise en pr\u00e9sence du sujet dans son dire : la cristallisation complexe et dynamique des divers \u00e9l\u00e9ments intrins\u00e8ques ou extrins\u00e8ques au fait d\u2019\u00e9nonciation d\u2019o\u00f9 il s\u2019origine. La racine de \u00ab subjectivation \u00bb renvoie au sujet du dire ainsi cristallis\u00e9 : non pas une figure rattach\u00e9e, \u00e0 un quelconque degr\u00e9, \u00e0 une probl\u00e9matique d\u2019affectivit\u00e9, relativisant un certain sens de la subjectivit\u00e9, mais l\u2019entit\u00e9 \u00e9nonciative qui se r\u00e9alise dans et par la langue, destin\u00e9e \u00e0 recevoir et \u00e0 \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9e par sa construction dans et par l\u2019\u00e9nonciation. Quant au suffixe de \u00ab subjectivation \u00bb, il souligne qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un proc\u00e8s, au sens de processus, \u00e9cartant la traditionnelle dichotomie fond \/ forme ou la conception d\u2019un style fig\u00e9 une fois pour toutes, pour accueillir l\u2019id\u00e9e d\u2019un sujet qui explore et s\u2019explore (si ce n\u2019est est explor\u00e9) par elle, et envisager cette \u00ab subjectivation \u00bb comme une co-\u00e9nonciation avec cet autre sujet qu\u2019est le r\u00e9cepteur.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Lidija ORE\u0160KOVI\u0106 DVORSKI<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zagreb, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Expressivit\u00e9 du discours scientifique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le discours scientifique (\u00e9crit) est un type de discours auquel on attribue de nombreuses qualit\u00e9s telles que l\u2019objectivit\u00e9, la pr\u00e9cision, la clart\u00e9, la monos\u00e9mie, la concision, la logique, la progression, le caract\u00e8re abstrait, etc. Bien que le discours scientifique soit caract\u00e9ris\u00e9 par une absence compl\u00e8te de subjectivit\u00e9 et d\u2019affectivit\u00e9, rien n\u2019emp\u00eache les auteurs d\u2019utiliser une gamme d\u2019outils langagiers qui contribuent \u00e0 l\u2019expressivit\u00e9 de leurs textes scientifiques. Cette expressivit\u00e9 se manifeste par l\u2019emploi de diff\u00e9rents outils : expressions anaphoriques, parall\u00e9lismes, questions rh\u00e9toriques ou figures de style (Sili\u0107 2006). En plus, l\u2019emploi fr\u00e9quent de connecteurs et de certains signes de ponctuation, assurant le ton pol\u00e9mique des textes scientifiques, contribuent d\u2019une certaine mani\u00e8re \u00e0 l\u2019expressivit\u00e9 globale du texte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Etant donn\u00e9 que les disciplines scientifiques se distinguent les unes des autres, non seulement par l\u2019objet de leur \u00e9tude, mais \u00e9galement par leur mani\u00e8re d\u2019\u00e9crire (Hyland 2000), nous restreindrons notre \u00e9tude aux articles qui proviennent de la m\u00eame discipline et du m\u00eame champ scientifiques. Le but de cet article sera d\u2019analyser les textes scientifiques \u00e9crits en fran\u00e7ais, appartenant au m\u00eame champ scientifique (la philologie), afin de d\u00e9terminer le degr\u00e9 d\u2019expressivit\u00e9 ainsi que les proc\u00e9d\u00e9s expressifs utilis\u00e9s dans les textes analys\u00e9s. Les proc\u00e9d\u00e9s utilis\u00e9s dans les textes choisis seront d\u00e9crits et classifi\u00e9s selon leurs traits caract\u00e9ristiques et fr\u00e9quence d\u2019emploi.<br class=\"none\"><!--nextpage--><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Elvira OROIAN, Elena VELESCU<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 des Sciences Agricoles et M\u00e9decine V\u00e9t\u00e9rinaire, Cluj-Napoca, Roumanie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>L\u2019expression de l\u2019affectivit\u00e9 et de la subjectivit\u00e9 dans le langage par le biais de la r\u00e9f\u00e9rence d\u00e9ictique, anaphorique et cataphorique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La relation qui existe entre l\u2019affectivit\u00e9, la subjectivit\u00e9 et le langage a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e par beaucoup de philosophes, psychologues et linguistes. En accr\u00e9ditant l\u2019id\u00e9e de Benveniste (1966) que la subjectivit\u00e9 est la capacit\u00e9 du locuteur \u00e0 se poser comme sujet, il en r\u00e9sulte que la subjectivit\u00e9 et le langage sont intimement li\u00e9s. On ne peut user donc du langage sans employer les d\u00e9ictiques et les autres marques qui se d\u00e9finissent toujours part rapport \u00e0 l\u2019instance de l\u2019\u00e9nonciation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre article pr\u00e9cisera la diff\u00e9rence qui existe entre la r\u00e9f\u00e9rence anaphorique et d\u00e9ictique pour exprimer l\u2019affectivit\u00e9 et la subjectivit\u00e9 dans le langage implicitement la diff\u00e9rence entre le discours et le r\u00e9cit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le discours se d\u00e9roule dans le champ d\u00e9ictique; on y retrouve le pronom personnel de la premi\u00e8re personne de l\u2019\u00e9nonciateur et le pronom personnel de la deuxi\u00e8me personne de l\u2019allocutaire, les d\u00e9ictiques temporels et les verbes au pr\u00e9sent marquant le moment de l\u2019\u00e9nonciation. Par contre le r\u00e9cit est en totale rupture avec l\u2019actualit\u00e9 de l\u2019\u00e9nonciateur, il contient donc des anaphoriques (le pronom personnel de la troisi\u00e8me personne) des verbes \u00e0 l\u2019imparfait. Il s\u2019agit ici d\u2019une subjectivit\u00e9 cach\u00e9e, car le narrateur retranch\u00e9 derri\u00e8re ses personnages s\u2019applique \u00e0 emprunter leur regard et leurs pens\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9f\u00e9rence cataphorique, quant \u00e0 elle, intervient assez rarement dans l\u2019expression de l\u2019affectivit\u00e9 et de la subiectivit\u00e9. Dans le cas du langage non verbal, pour exprimer des sentiments, les adverbes et les locutions adverbiales sont typiques pour la position de cataphorique et les didascalies apparaissent comme subs\u00e9quent.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Bogdanka PAVELIN LE\u0160I\u0106, Marija SPAJI\u0106<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zagreb, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>P. Guberina et Ch. Bally: une vision globalisante et dynamique du langage<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;\u00eatre communicant n&#8217;est pas une machine \u00e0 penser. Il s&#8217;agit d&#8217;abord d&#8217;un \u00eatre dot\u00e9 de sensibilit\u00e9, d&#8217;une perception des sens et de sentiments sans lesquels il n&#8217;y a ni parole ni cognition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La langue parl\u00e9e constitue le domaine que privil\u00e9gient Charles Bally et Petar Guberina. Bally et Guberina s&#8217;ouvrent tous deux \u00e0 la pluridiciplinarit\u00e9. Tous deux mettent en valeur l&#8217;oralit\u00e9 des ph\u00e9nom\u00e8nes discursifs et la synergie entre l\u00b4affectif, le cognitif et la r\u00e9alit\u00e9 dans l\u00b4expression. En \u00e9tudiant la mani\u00e8re dont les faits de langue se transforment en faits de style, ils anticipent les recherches \u00e9nonciatives, pragmatiques et cognitives des faits du langage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous nous proposons de pr\u00e9senter les points communs ainsi que les points de divergence entre la pens\u00e9e de ces deux chercheurs. Petar Guberina est l&#8217;un des rares linguistes \u00e0 reconna\u00eetre ouvertement avoir puis\u00e9 son inspiration dans l&#8217;enseignement de Charles Bally. Cependant, il s&#8217;agit de deux chercheurs dont les \u0153uvres respectives sont marqu\u00e9es d\u2019emprunts personnels tout \u00e0 fait particuliers et originaux. L&#8217;affectivit\u00e9 est un th\u00e8me central dans l&#8217;\u0153uvre des deux chercheurs car elle est primordiale \u00e0 la naissance du langage, \u00e0 son d\u00e9veloppement et \u00e0 l&#8217;\u00e9tude des faits du langage organis\u00e9s au point de vue de leur contenu affectif. C&#8217;est par le biais de l&#8217;affectivit\u00e9 que l&#8217;on exerce le choix des formes langagi\u00e8res compr\u00e9hensibles \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 donn\u00e9e dans une situation concr\u00e8te.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mise en valeur de l&#8217;affectivit\u00e9 et l&#8217;int\u00e9r\u00eat pour les faits de style les am\u00e8nent \u00e0 anticiper\/annoncer des sujets tels que la subjectivit\u00e9 dans le langage, les ph\u00e9nom\u00e8nes de l&#8217;\u00e9nonciation, la probl\u00e9matique de la multimodalit\u00e9 de la parole et de la pluridimensionnalit\u00e9 s\u00e9mantico-pragmatique du contenu, ainsi que l&#8217;\u00e9tude de la langue dans son usage quotidien.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Gregor PERKO<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Facult\u00e9 des Lettres, Ljubljana, Slov\u00e9nie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Les constructions \u00ab verbe de perception + infinitif \u00bb et la subjectivation<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ma communication \u00e9tudiera des emplois qu&#8217;ont d\u00e9velopp\u00e9s certains verbes de perception (essentiellement (<em>se<\/em>) <em>voir<\/em>, (<em>s<\/em>&#8216;)<em>entendre<\/em>, (<em>se<\/em>) sentir) suivis d&#8217;un infinitif susceptible d&#8217;avoir son propre sujet, diff\u00e9rent de celui du verbe principal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1) Les malades ont senti leurs vert\u00e8bres se d\u00e9placer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(2) Il s\u2019est entendu r\u00e9pondre : \u00ab J\u2019apprends la patience. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces emplois sont le plus souvent consid\u00e9r\u00e9s comme des ph\u00e9nom\u00e8nes de d\u00e9s\u00e9mantisation, de d\u00e9lexicalisation ou de grammaticalisation. Je proposerai une analyse en termes de subjectivation (ou subjectification). Cette notion, telle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e par R. W. Langacker, d\u00e9signe une extension s\u00e9mantique menant d\u2019une conception objective d\u2019une entit\u00e9 \u00e0 une conception plus subjective. Ce changement est le r\u00e9sultat d\u2019une modification de la perspective sous laquelle est construit l\u2019objet de la conceptualisation. Dans l\u2019exemple (3), la valeur de futur de la construction <em>voir baisser<\/em> r\u00e9sulte de la pr\u00e9sence dans l\u2019objet de la conceptualisation d\u2019\u00e9l\u00e9ments propres au sujet de la conceptualisation et au processus de conceptualisation : projection du conceptualiseur dans le futur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(3) Bruxelles veut voir baisser les prix des communications \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une attention particuli\u00e8re sera accord\u00e9e aux ph\u00e9nom\u00e8nes de diath\u00e8se qui vont de pair avec l\u2019att\u00e9nuation du contr\u00f4le exerc\u00e9 par le sujet du verbe de perception et la variation dans la dynamique des forces \u00ab incarn\u00e9es \u00bb par les arguments des deux verbes de la construction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(4) Il a vu l&#8217;avion d\u00e9coller normalement sur la piste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(5) Apple a vu ses chiffres s&#8217;envoler au 4<sup>e<\/sup> trimestre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(6) Cette ann\u00e9e a vu le rythme des r\u00e9unions augmenter significativement.<br class=\"none\"><!--nextpage--><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Ida RAFFAELLI, Jurica POLAN\u010cEC<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Zagreb, Croatie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Les constructions transitives en fran\u00e7ais et en croate: l&#8217;exemple des verbes de mouvement<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9sente contribution propose une \u00e9tude contrastive fran\u00e7ais-croate, adoss\u00e9e \u00e0 un mod\u00e8le interpr\u00e9tatif syntaxique et en m\u00eame temps s\u00e9mantique, partant de l\u2019id\u00e9e que la transitivit\u00e9 n\u2019est pas uniquement un ph\u00e9nom\u00e8ne grammatical (syntaxique), mais \u00e9galement un ph\u00e9nom\u00e8ne s\u00e9mantique et d\u00e9termin\u00e9 par le discours (Hopper et Thompson, 1980 ; Descl\u00e9s, 1990, van Valin et La Polla, 1997; Giv\u00f3n, 1984, Fran\u00e7ois, 2003, Goldberg, 2005). La position th\u00e9orique qui lie les linguistes cit\u00e9s est fond\u00e9e sur le fait qu\u2019ils d\u00e9terminent la transitivit\u00e9 autant qu\u2019une cat\u00e9gorie graduelle. C\u2019est ainsi que Goldberg (2005:118) propose la distinction des langues selon la mani\u00e8re et la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9tendre des constructions transitives des exemples typiques aux exemples moins typiques. Quoique partant des positions th\u00e9oriques diff\u00e9rentes, les linguistes s\u2019accordent sur l\u2019existence de la construction transitive dite typique sur le plan s\u00e9mantique [proto-Acteur proto-Patient] que nous reprenons \u00e0 Goldberg (2005: 117). La construction transitive typique envisage l\u2019existence de l\u2019Acteur dont l\u2019activit\u00e9 intentionnelle est orient\u00e9e vers le Patient qui subit l\u2019action effectu\u00e9e par l\u2019Acteur et repr\u00e9sente le r\u00e9sultat de cette action. Ainsi, les \u00e9nonc\u00e9s tels que <em>Marc \u00e9crit une lettre<\/em> ou <em>Pierre a cass\u00e9 la fen\u00eatre<\/em> correspondent \u00e0 la construction transitive dite typique o\u00f9 le sujet et l\u2019objet direct sont conformes aux r\u00f4les s\u00e9mantiques de proto-Agent et proto-Patient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019analyse contrastive entre les deux langues se penche sur les constructions transitives des verbes de mouvement. Le fran\u00e7ais conna\u00eet des verbes de mouvement qui m\u00eame dans leur sens prototypique (d\u00e9signant le mouvement de l\u2019Acteur) apparaissent dans des constructions transitives. Tels sont entre autres: <em>descendre, monter, courir, parcourir, franchir, traverser, passer<\/em>. Ce sont des verbes dont l\u2019objet syntaxique est tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 du r\u00f4le du proto-Patient. Ainsi, dans les \u00e9nonc\u00e9s tels que : <em>Marie descend\/monte les escaliers, Pierre court les rues, Jacques traverse la rivi\u00e8re <\/em>l\u2019objet direct syntaxique d\u00e9signe le Parcours dont le passage est compl\u00e8tement fini, plut\u00f4t con\u00e7u comme Point du trajet, d\u00e9signant l\u2019objet enti\u00e8rement affect\u00e9 par l\u2019action de l\u2019Acteur : [proto-Acteur <strong>aller\u2019<\/strong> Parcours (Point)]. A notre avis il faut distinguer cette classe verbale de la classe des verbes que constituent les verbes tels que <em>sortir<\/em> ou <em>entrer<\/em>. Ces deux verbes n\u2019apparaissent pas dans la construction transitive propos\u00e9e [proto-Acteur <strong>aller\u2019<\/strong> Parcours (Point)] : <em>*Jean sort\/entre la maison<\/em>. La raison pour laquelle cette construction transitive est impossible est purement s\u00e9mantique. Les deux verbes mettent en accent dans leur s\u00e9mantisme le Cible du trajet con\u00e7u comme Conteneur vers lequel le trajet est orient\u00e9 et pas le Parcours travers\u00e9 con\u00e7u comme Point du trajet. Par contre, les deux classes verbales partagent l\u2019existence de la construction transitive [proto-Acteur <strong>\u2018causer\u2019 [changement de location]<\/strong> Patient (affect\u00e9)] r\u00e9alis\u00e9e dans les \u00e9nonc\u00e9s tels que : <em>Jacques descends la valise du grenier, Pierre sort la voiture du garage<\/em> etc. Dans ces \u00e9nonc\u00e9s, l\u2019objet direct est affect\u00e9 par l\u2019action de l\u2019Acteur subissant le changement de location. Il est plus proche du proto-Patient que les objets directs pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9nonc\u00e9s fran\u00e7ais mentionn\u00e9s renvoient \u00e0 des \u00e9nonc\u00e9s croates qui emploient des verbes diff\u00e9rents dans de telles constructions et suscite ainsi des constatations int\u00e9ressantes concernant la conception du mouvement dans l\u2019espace. Ainsi, l\u2019\u00e9nonc\u00e9 <em>Marie descend\/ monte les escaliers <\/em>ne renvoie \u00e0 aucun \u00e9nonc\u00e9 croate qui pourrait \u00eatre con\u00e7u comme \u00e9quivalent. Quoique cet \u00e9nonc\u00e9 soit souvent traduit par l\u2019\u00e9nonc\u00e9 tel que <em>Marija se spu\u0161ta\/penje stubama<\/em>, la conception du mouvement dans l\u2019espace est diff\u00e9rente. L\u2019emploi croate de l\u2019instrumental renvoie simultan\u00e9ment au Moyen du mouvement et au trajet directionnel (voir Belaj, 2008). Donc, l\u2019\u00e9nonc\u00e9 croate \u00e0 construction intransitive n\u2019\u00e9quivaut pas l\u2019\u00e9nonc\u00e9 fran\u00e7ais \u00e0 construction transitive. Les \u00e9nonc\u00e9s croate aux verbes <em>spu\u0161tati se\/penjati se <\/em>correspondent plut\u00f4t aux \u00e9nonc\u00e9s <em>Marie descend\/monte par les escaliers<\/em> puisque la pr\u00e9position <em>par <\/em>renvoie au Moyen par lequel le trajet se d\u00e9roule. C\u2019est la raison pour laquelle un \u00e9nonc\u00e9 tel que<em> Marie descend\/monte par l\u2019ascenseur<\/em> est syntaxiquement et s\u00e9mantiquement acceptable, tandis que <sup>*<\/sup><em>Marie descend\/monte l\u2019ascenseur<\/em> ne l\u2019est pas puisque \u2018l\u2019ascenseur\u2019 est con\u00e7u uniquement comme Moyen et jamais comme Parcours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, nous proposons deux classes de verbes fran\u00e7ais de mouvement \u00e0 la construction transitive. La premi\u00e8re classe est constitu\u00e9e des verbes de mouvement \u00e0 l\u2019op\u00e9rateur \u2018causer\u2019 tels que <em>sortir, descendre, monter, entrer. <\/em>La deuxi\u00e8me classe est compos\u00e9e des verbes uniquement \u00e0 l\u2019objet direct con\u00e7u comme Parcours (Point) du trajet. Comme nous le d\u00e9montrerons, les verbes croates qui fonctionnent comme \u00e9quivalents diff\u00e8rent en ce qui concerne les verbes dans les deux classes.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-size: 16px;\"><strong>Nina RENDULI\u0106<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong><em>\u00ab Et puis je me suis dit tu as fait un choix bah faut l\u2019assumer \u00bb <\/em><\/strong><strong>: le discours rapport\u00e9 auto-adress\u00e9 entre le faux monologue et l\u2019interaction effective<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette communication s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019une recherche doctorale portant sur le discours rapport\u00e9(DR) \u2013 ph\u00e9nom\u00e8ne occupant une place importante dans les recherches linguistiques actuelles \u2013 dans les interactions orales en fran\u00e7ais contemporain1. Parmi les formes du DR, qui ne se limite pas \u00e0 des rapports des \u00e9nonc\u00e9s ant\u00e9rieurs des tierces personnes, cette \u00e9tude se propose d\u2019analyser le DR auto-adress\u00e9 \u00e0 la 1\u00e8re personne du singulier (je+me+\/dire\/+(que)+X) dont le fonctionnement en tant que marque de subjectivit\u00e9 dans les interactions orales m\u00e9rite qu\u2019on s\u2019y attarde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1 L&#8217;\u00e9tude s&#8217;appuie sur le corpus d\u2019entretiens ESLO (Etude sociolinguistique \u00e0 Orl\u00e9ans), l\u2019un des plus grands corpus du fran\u00e7ais oral contemporain, en cours de constitution et dont la diffusion est pr\u00e9vue par le Laboratoire lig\u00e9rien de linguistique de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Orl\u00e9ans dans les mois \u00e0 venir<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ce faire, on commencera par examiner les marques formelles du DR auto-adress\u00e9, en particulier les temps verbaux, les pronoms personnels et le contexte syntaxique. Cette premi\u00e8re analyse permettra de relever les strat\u00e9gies discursives avanc\u00e9es par des DR auto-adress\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est \u00e9vident qu\u2019un DR auto-adress\u00e9 est v\u00e9ritablement adress\u00e9 aux interlocuteurs dans la situation de communication. Cependant, le locuteur effectif se voit accorder, dans la s\u00e9quence d\u2019introduction (je+me+\/dire\/), le double r\u00f4le du locuteur(L) et de l\u2019interlocuteur(I), se confondant ainsi dans un faux monologue int\u00e9rieur. Vu que la confusion L-I ne va pas de soi, il importe de savoir comment l\u2019interlocuteur effectif r\u00e9agit \u00e0 ces DR auto-adress\u00e9s pour encha\u00eener et (co-)construire la conversation. Le type de strat\u00e9gie discursive mis en place par le DR auto-adress\u00e9 est en lien \u00e9troit avec le r\u00f4le que L laisse \u00e0 I effectif, et qui diff\u00e8re peu du simple t\u00e9moin ou juge. Qu\u2019il s\u2019agisse de la mise en sc\u00e8ne d\u2019une parole actuelle ou de l\u2019actualisation d\u2019un r\u00e9cit, les DR auto-adress\u00e9s, ces \u00ab faux monologues int\u00e9rieurs \u00bb, r\u00e9v\u00e8lent une strat\u00e9gie d\u2019implication subjective du locuteur, qui est d\u2019autant plus marqu\u00e9e que le r\u00f4le de l\u2019interlocuteur est important.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\">Sirine SAADANI <\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Facult\u00e9 des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse, Tunisie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Etude \u00e9nonciative des adjectifs d\u2019identit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette proposition tente d\u2019\u00e9tudier, dans un premier temps, l\u2019aspect <em>objectif vs<\/em> <em>subjectif <\/em>du rapport comparatif \u00e9tabli par les adjectifs<em> pareil<\/em>, <em>semblable<\/em>, <em>comparable <\/em>et <em>analogue.<\/em> L\u2019approche \u00e9nonciative <em> (Cf.<\/em> Orecchioni (1980), Cervoni (1987), N\u00f8lke (1993)) montre que <em>semblable, pareil, similaire, analogue et comparable<\/em> peuvent \u00eatre modalis\u00e9s par des adverbes appr\u00e9ciatifs et sont introduits par des verbes qui expriment le jugement du locuteur. D\u2019autres indices textuels tels que l\u2019intensification montrent que ce genre de rapport comparatif instaur\u00e9 par les adjectifs d\u2019identit\u00e9 est per\u00e7u \u00e0 travers le regard du locuteur :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1) <em> Il \u00e9tait tout d\u00e9concert\u00e9 de la trouver si peu semblable \u00e0 la Dora qui flottait devant ses<\/em> yeux. (Vialatte A, <em>Les Fruits du Congo,<\/em> 1951, p. 206)<em>.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous \u00e9tudions, dans un deuxi\u00e8me temps, les propri\u00e9t\u00e9s \u00e9nonciatives des adjectifs d\u2019identit\u00e9 en emploi anaphorique. L\u2019examen du corpus montre que les adjectifs <em>pareil<\/em>, <em>semblable<\/em>, <em>comparable <\/em>et <em>analogue<\/em> permettent une reprise subjective de l\u2019ant\u00e9c\u00e9dent. Cette hypoth\u00e8se est v\u00e9rifi\u00e9e \u00e0 travers l\u2019\u00e9tude de la valeur affective et intensive que peuvent prendre ces adjectifs en emploi anaphorique :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(2)<em> Je suis surpris qu\u2019<span style=\"text-decoration: underline;\">un pareil malheur <\/span>ait \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la p\u00e9n\u00e9tration de votre majest\u00e9<\/em>. [autant de malheur]. (Cottin, (1805), <em>Mathilde<\/em>,<em> Frantext<\/em>)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>(3) Enlevez cette vision, directeur, enlevez ce tableau regrettable ! Nous n&#8217;avons pas pay\u00e9 notre place pour voir <span style=\"text-decoration: underline;\">semblable chose<\/span> ! [une chose aussi horrible]. <\/em>(Pr\u00e9vert, J. (1951), <em>Spectacle<\/em>, p. 302,<em> Frantext<\/em>)<br class=\"none\"><!--nextpage--><strong><span style=\"font-size: 16px;\">Maria-Alexandrina TOMOIAGA<\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de m\u00e9decine et pharmacie \u00ab Iuliu Hatieganu \u00bb Cluj-Napoca, Roumanie<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>La m\u00e9taphore m\u00e9dicale de la vie quotidienne<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre approche sur la m\u00e9taphore m\u00e9dicale dans le langage quotidien a comme cadre th\u00e9orique la linguistique int\u00e9grale fond\u00e9e par Eugenio Coseriu. Dans ce cadre conceptuel, l\u2019objet d\u2019\u00e9tude, le langage, est une activit\u00e9 cognitive, ayant comme universaux la cr\u00e9ativit\u00e9, la s\u00e9manticit\u00e9, et l\u2019alt\u00e9rit\u00e9. La conception coserienne sur la cr\u00e9ation m\u00e9taphorique est l\u2019illustration essentielle du principe universel primaire de la cr\u00e9ativit\u00e9. La m\u00e9taphore prend naissance dans le processus de d\u00e9signation, ayant le r\u00f4le d\u2019orienter un signifi\u00e9 virtuel, linguistique, vers un signifi\u00e9 r\u00e9el, extralinguistique, \u00e0 travers une certaine langue d\u00e9termin\u00e9e historiquement, <em>i.e.<\/em> la langue fran\u00e7aise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pr\u00e9sence de la m\u00e9taphore dans le domaine m\u00e9dical courant assure un \u00e9l\u00e9ment important qui renvoie \u00e0 la subjectivit\u00e9 et \u00e0 l\u2019affectivit\u00e9. Les exemples de m\u00e9taphores de la vie quotidienne, \u00ab <span style=\"text-decoration: underline;\">Le fluor<\/span>, votre <span style=\"text-decoration: underline;\">alli\u00e9<\/span> contre les caries \u00bb, \u00ab Quand <span style=\"text-decoration: underline;\">le diab\u00e8te attaque <\/span>votre libido ! \u00bb, \u00ab Seule l\u2019identification des diff\u00e9rents <span style=\"text-decoration: underline;\">virus mena\u00e7ant <\/span>l\u2019homme permet de mettre en \u0153uvre les mesures de pr\u00e9vention ad\u00e9quate \u00bb, \u00ab Face \u00e0 ce virus changeant, <span style=\"text-decoration: underline;\">la meilleure arme <\/span>reste <span style=\"text-decoration: underline;\">le vaccin <\/span>antigrippal \u00bb et beaucoup d\u2019autres soulignent du point de vue affectif la peur de la maladie ressentie par le patient. Le non-sp\u00e9cialiste a, vis-\u00e0-vis de la maladie, des opinions subjectives qui sont visibles dans les expressions m\u00e9taphoriques, qui prouvent la vision des \u00eatres humains sur tout ce qui peut nuire \u00e0 la sant\u00e9, en termes de guerre.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\">Francis YAICHE<\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Paris V Ren\u00e9 Descartes, France<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\">Ghislaine ROLLAND-LOZACHMEUR <\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universit\u00e9 de Brest, France<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Analyse crois\u00e9e, s\u00e9miotique et \u00e9nonciative, de la subjectivit\u00e9 dans les textes de la petite annonce du \u00ab c\u0153ur \u00bb.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 divorces et c\u00e9libat en hausse dans nos soci\u00e9t\u00e9s, le mythe du partenaire id\u00e9al habite toujours l\u2019inconscient collectif. Il s\u2019agit toujours de retrouver \u00ab l\u2019autre moiti\u00e9 \u00bb telle que l\u2019avait d\u00e9finie Platon dans le Banquet, pour recomposer l\u2019androgyne primordial, l\u2019\u00eatre entier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019heure des grands moyens technologiques de communication, il s\u2019agit d\u2019observer comment se passe le moment de la rencontre, comment des milliers d\u2019histoires d\u2019amour s\u2019\u00e9crivent notamment par le recours \u00e0 la petite annonce du c\u0153ur diffus\u00e9e dans les journaux et sur les sites Internet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cette communication nous nous demanderons comment le locuteur investit sa subjectivit\u00e9 dans ces sc\u00e9narios que sont les petites annonces, qui le mettent en sc\u00e8ne, lui-m\u00eame, au fil des mots qu\u2019il utilise avec son histoire personnelle, mais aussi son partenaire esp\u00e9r\u00e9 ; comment le langage (mots subjectifs, marques \u00e9nonciatives) permet au linguiste d\u2019explorer le champ de l\u2019affectivit\u00e9 ainsi expos\u00e9 anonymement dans cette rubrique du journal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous proposerons une analyse crois\u00e9e, \u00e9nonciative et s\u00e9miotique, exercice \u00e0 deux voix :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019une part, l\u2019analyse \u00e9nonciative et lexicale des d\u00e9nominations, dans la veine h\u00e9rit\u00e9e de C. Bally, E. Benveniste, D. Maingueneau et A. Rabatel : ADF (Analyse de discours fran\u00e7aise) : Par quels mots se pr\u00e9sente-t-on, avec quelle part de conformisme social, d\u2019adh\u00e9sion ou non \u00e0 la \u00ab normalit\u00e9 \u00bb inh\u00e9rente \u00e0 ce genre ? Quels traits pr\u00eate-t-on \u00e0 l\u2019autre, ce partenaire id\u00e9al ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019autre part, l\u2019analyse s\u00e9miotique sur la question de l&#8217;auctorialit\u00e9 de soi au travers des pitchs que sont les P.A.<br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><br class=\"none\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-size: 16px;\">Jaouad ZERRAD<\/span> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ecole Nationale de Commerce et de Gestion \u2013 (ENCG) SETTAT- Maroc<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>Le lexique de la correspondance commerciale en fran\u00e7ais entre conservatisme et cr\u00e9ativit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La communication interne de l\u2019entreprise est une partie prenante des pratiques manag\u00e9riales. L\u2019efficacit\u00e9 des mod\u00e8les retenus \u00e0 ce sujet est ind\u00e9niable. L\u2019appr\u00e9ciation de la pertinence des outils est tributaire de la pertinence du contenant et du contenu. Des outils et des m\u00e9thodes de r\u00e9daction sont choisis en termes d\u2019affinement des r\u00e8gles et codes, de meilleure d\u00e9finition des mots brefs un lexique qui r\u00e9pond aux exigences de l\u2019impartialit\u00e9 et du contexte o\u00f9 il se produit. Un lexique qui garantit aux outils de communication interne son identit\u00e9 sans pr\u00e9supposition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un contexte o\u00f9 l\u2019entreprise fait face \u00e0 plusieurs changements li\u00e9s essentiellement \u00e0 la concurrence rude, \u00e0 l\u2019\u00e9volution technologique et aux imp\u00e9ratifs de co\u00fbt et de qualit\u00e9, les dirigeants sont appel\u00e9s \u00e0 revoir leurs strat\u00e9gies de communication, \u00e0 s\u2019interroger constamment sur les possibilit\u00e9s d\u2019am\u00e9lioration des \u00e9crits internes. Il y a lieu donc de pr\u00e9ciser que la qualit\u00e9 de r\u00e9daction du courrier interne conditionne en profondeur le travail et la performance au travail. Par extension, nous dirons qu\u2019il est class\u00e9 sous deux cat\u00e9gories : l\u2019objectif et le subjectif. Le lexique de l\u2019\u00e9crit professionnel interne porte des marques de subjectivit\u00e9s sous jacentes qui d\u00e9voilent une implication \u00ab personnalis\u00e9e \u00bb de la source \u00e9mettrice. Il n\u2019est donc pas rationnel dans l\u2019absolu. Il est d\u2019usage d\u2019utiliser un lexique invariable \u00e0 d\u00e9notation r\u00e9f\u00e9rentielle dont l\u2019objectif est l\u2019information, c\u2019est le sens litt\u00e9ral.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre contribution vise \u00e0 \u00e9tablir un diagnostic du lexique utilis\u00e9 dans l\u2019\u00e9crit professionnel afin d\u2019en d\u00e9terminer les principales lois de r\u00e9daction \u00e0 la fois objective et subjective. Nous proc\u00e9derons par une analyse d\u2019un ensemble de mod\u00e8les de r\u00e9daction interne dans les entreprises afin de formuler des conclusions g\u00e9n\u00e9ralisables et l\u2019appr\u00e9hender dans sa double dimension objective et\/ou subjective.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Recueil des r\u00e9sum\u00e9s ( Pdf 700 KB ) &nbsp; S\u00e9verine ADAM Universit\u00e9 Paris-Sorbonne, France \u00ab Je crois qu\u2019il est important de le souligner. \u00bb Formes et fonctions du cadrage subjectif explicite des \u00e9nonc\u00e9s en fran\u00e7ais \u2013 une sp\u00e9cificit\u00e9 par rapport \u00e0 l\u2019allemand ? Notre expos\u00e9 mettra en lumi\u00e8re un proc\u00e9d\u00e9 que nous voudrions appeler le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/144"}],"collection":[{"href":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=144"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/144\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1568,"href":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/144\/revisions\/1568"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/francontraste.ffzg.unizg.hr\/2013\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=144"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}